Pendant longtemps, WordPress a été perçu et utilisé comme un CMS simple : un outil efficace pour publier des contenus, créer des blogs, puis des sites vitrines ou institutionnels. Cette image reste largement ancrée, y compris chez de nombreux décideurs.
Pourtant, dans les usages réels observables depuis plusieurs années, WordPress n’est plus seulement un générateur de pages. Il devient progressivement un socle fonctionnel, capable de structurer des systèmes complets : plateformes éditoriales complexes, extranets, espaces documentaires, back‑offices métiers ou environnements hybrides.
La question n’est donc plus de savoir si WordPress est « encore pertinent », mais plutôt ce qu’il est réellement devenu, souvent sans l’annoncer explicitement.
1. Ce qu’est WordPress, officiellement
WordPress est un logiciel open source de gestion de contenu, maintenu par une communauté internationale et structuré autour d’un cœur logiciel (core), enrichi par des extensions et des thèmes.
Son objectif historique reste clair : permettre la publication et la gestion de contenus sur le web, de manière accessible et pérenne. Ce cadre n’a pas été renié.
Cependant, les orientations présentées ces dernières années par l’équipe du projet montrent une évolution assumée :
- un investissement massif dans l’éditeur de blocs
- une structuration de plus en plus fine de l’interface, des styles et des modèles
- une réflexion ouverte sur la soutenabilité technique et la gouvernance du projet
Ces éléments ne changent pas la définition officielle de WordPress, mais ils en modifient profondément le champ d’application réel.
2. Le basculement silencieux : du site au système
WordPress est un logiciel open source de gestion de contenu, maintenu par une communauté internationale et structuré autour d’un cœur logiciel (core), enrichi par des extensions et des thèmes.
Son objectif historique reste clair : permettre la publication et la gestion de contenus sur le web, de manière accessible et pérenne. Ce cadre n’a pas été renié.
Cependant, les orientations présentées ces dernières années par l’équipe du projet montrent une évolution assumée :
- un investissement massif dans l’éditeur de blocs
- une structuration de plus en plus fine de l’interface, des styles et des modèles
- une réflexion ouverte sur la soutenabilité technique et la gouvernance du projet
Ces éléments ne changent pas la définition officielle de WordPress, mais ils en modifient profondément le champ d’application réel.
3. WordPress face aux nouveaux usages
Dans de nombreux projets récents, WordPress n’est plus utilisé uniquement pour afficher un site public.
Il sert aussi de :
- socle éditorial centralisé
- interface de gestion documentaire
- back‑office de plateformes internes
- point d’entrée pour des API ou des fronts multiples
Dans ces configurations, le « site » n’est parfois qu’une couche parmi d’autres. WordPress devient alors une infrastructure logicielle légère, centrée sur la donnée, la gouvernance et la pérennité.
Cette évolution n’est pas théorique : elle répond à des besoins concrets de stabilité, de maîtrise des coûts et de réversibilité.
4. Pourquoi certaines agences quittent WordPress
Le discours critique autour de WordPress s’est renforcé ces dernières années. Il repose sur des constats réels, qu’il serait contre‑productif d’ignorer.
Parmi les causes les plus fréquentes :
- accumulation de dette technique
- dépendance excessive aux extensions
- projets mal cadrés ou sur‑promis
- confusion entre simplicité d’usage et simplicité de conception
Dans la majorité des cas, ces difficultés ne relèvent pas du cœur de WordPress, mais de choix de conception et de gouvernance effectués en amont.
5. Pourquoi d’autres y reviennent
À l’inverse, certaines agences parfois après avoir expérimenté des solutions SaaS ou no‑code, réintègrent WordPress dans leur arsenal.
À l’inverse, certaines agences parfois après avoir expérimenté des solutions SaaS ou no‑code, réintègrent WordPress dans leur arsenal.
WordPress ne séduit plus par sa promesse de simplicité immédiate, mais par sa capacité à évoluer sans rupture.
6. CMS ou socle applicatif : une frontière devenue floue
D’un point de vue strict, WordPress reste un CMS.
Mais dans ses usages actuels, il s’apparente de plus en plus à un socle applicatif modulaire, capable de supporter des systèmes plus larges que le simple site web.
Cette ambiguïté n’est pas un défaut. Elle permet une grande liberté d’architecture, à condition d’être assumée et maîtrisée.
Conclusion
En 2026, utiliser WordPress ne relève plus d’un choix par défaut. C’est un choix stratégique.
Non pas parce qu’il serait la solution universelle, mais parce qu’il offre un équilibre rare entre ouverture, stabilité et capacité d’évolution.
Ce qui change, ce n’est pas WordPress seul, mais la manière dont il doit être pensé : moins comme un outil rapide pour « faire un site », davantage comme une brique structurante d’un système numérique durable.
Le vrai enjeu n’est donc pas de savoir si WordPress est encore un CMS, mais s’il est utilisé à la hauteur de ce qu’il est devenu.




